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Le Monde Du Silence 9/9

le vendredi 12 avril 2024, à 11:14. Posté par Imparfait (Patricia


(Photo Pixabay)


Le Monde Du Silence


(le chemin de la Vie à la Mort P9 et fin)


Comme un souffle léger bâillonne le néant
Et l'entraîne avec lui dans les creux de l'errance,
Comme un air tropical qui lentement avance
Et traverse les eaux d'un lointain océan ;

Il est cette douceur, cet étrange frisson,
Cette absence d'écho prisonnier d'une bulle,
Qui se heurte aux parois d'un tendre crépuscule
Avant de résonner en paisible soupçon.

Dans le noir de l'oubli tous les grains poussiéreux,
Explosent dans un choc d'ambiance éphémère,
Et recouvrent le sol des promesses à taire
D'une averse feutrée aux sanglots vaporeux.

Chaque goutte de rien est un aveu muet,
Où l'éclat d'un débris de liberté s'enfonce,
Dans ce grand corridor offrant une réponse
A ce désert impur au sable dilué.

Et la pierre tombale écoute la clameur
Dans la toile percée où gît l'indifférence
Elle écrase les sons pour faire du silence
Le langage d'un Dieu qu'on profane et qui meurt.


(Droits d'auteur réservés)

Patricia (Imparfaitlibre)

Dernier volet de ce chemin qui se termine par ce silence que j'aime écouter lorsque l'envie devient un besoin absolu

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commentaires ( 14 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Lune) le vendredi 12 avril 2024, à 11:47
Coucou Patricia,
Pour mon retour sur le site, après quelques jour d'absence, eh bien je vois que tu viens de poster l'avant-dernier poème de ta série "Chemins de la vie à la mort". J'irai voir et commenter les 2 précédents plus tard.£
Un poème très émétaphysique" qui interroge, notament dans ton dernier quatrain et ton dernier vers.
Mais le déroulé révèle, qui les faux-semblants, qui les miroirs aux alouettes de la vie et donc, pour une partie les illusions.
La beauté des mots participe de façon importante à "l'ambiance" de cette
réflexion.
Avec des groupes nominaux qui s'accolent maginfiquement. Je pense à tes "néant baillonné" ou "débris de liberté", ou "creux de l'errance"
C'est de la belle poésie et je suis sincère.
Bon week-end qui s'annonce et gros bisous, Patricia.

mariepaule le vendredi 12 avril 2024, à 17:24
Coucou Patricia

Oh c'est déjà le dernier poème...

Dans ce poème il y règne un mystère

Le combat pour la liberté qui se termine sous la pierre tombale.

Elle est en souffrance et même Dieu ne peut rien faire...

Patricia c'est un magnifique poème que tu as fait et je pense que tu as du en passer du temps?

Merci pour nous avoir fait connaitre une partie de ta vie.

Gros bisous
Marie

Susan*Coquelicot* le vendredi 12 avril 2024, à 17:26
Bonjour Patricia,
J’aime beaucoup le deuxième quatrain, il est beau et donne un p’tit quelque chose de positif !
*Chaque goutte de rien est un aveu muet,
Où l'éclat d'un débris de liberté s’enfonce, *
Elle écrase les sons pour faire du silence
Merci pour cette belle poésie où l’on sent l’importance de tous les mots que tu as choisi pour aller vers ce silence !
Belle fin de journée Patricia !
Gros bisous et câlin à Ulysse.


Rachelle le samedi 13 avril 2024, à 00:11
Patricia, magnifique poésie, j’aime beaucoup ton poème, et le style des mots, des strophes bien choisis, c’est très beau ! à savourer sans modération, continues d’écrire s’il te plaît, merci, et merci beaucoup pour ce beau partage poétique, et pour ce beau travail poétique, qui me fait très plaisir, gros bisous d’amitiés de rachelle, www mes poemes.net funky571

lucille le samedi 13 avril 2024, à 00:54
Bonjour Patricia,
Toujours ces questions existentielles sur la vie, la mort, la vie (ou pas) après la mort. C'est une quête de savoir sans fin, sans issue.

Sans preuve, il faut beaucoup de foi pour croire à un autre monde après celui-ci. Je remarque que le sujet ou les questionnements que tu évoques dans ta poésie sont souvent présents sur ce forum. Sans certitude, on peut remettre nos croyances en question facilement.

J'ai beaucoup aimé la lecture de ta poésie, elle est le miroir de ma réflexion. Amitiés.

imparfaitlibre le samedi 13 avril 2024, à 10:57
Bonjour Philip,
Merci pour ta visite ici et pour la chaleur de ton message et surtout pour le temps que tu passes à me lire et à commenter mes mots.
Ce volet est le dernier car je ne pourrai jamais dire ce qu'il y a après la mort alors je reste sur ce silence qui, finalement, n'est qu'une succession de bruit que la mort finit par étouffer !!!
J'aime ce poème d'autant que je l'ai écrit suite à l'attentat du Bataclan où j'ai imaginé l'horreur dans ce mélange atroce de bruit, de cri, de hurlement, de sanglot.... Puis plus rien, le silence de la mort.
Aujourd'hui encore, lorsque j'évoque la raison de ce poème, j'ai toujours des frissons et je me dis que rien ne peut arrêter la mort lorsqu'elle décide de jeter son voile quelque part !
Merci encore Philip pour ta fidélité qui me touche beaucoup.
Demain nous retournerons à une série de poésies plus joyeuses ??????
Gros bisous cher Philip et continue de te reposer et de te soigner.

Coucou Marie,
Merci du fond du cœur pour ta visite et pour ta fidélité tout au long de ce chemin de l'errance qui nous mène de la naissance à la mort même si, comme je le dis, cette vision n'engage que moi.
Oui, il y a le mystère de la mort car elle est difficile à expliquer, elle est difficile à comprendre pourquoi ici, plutôt que là ? Pourquoi cet enfant plutôt que ce vieillard ? Pourquoi ce gentil plutôt que ce tyran ? Pourquoi elle frappe en plein bonheur ?
Comme je dis à Philip, j'ai écrit ce poème après l'attentat du Bataclan c'est sans doute pour ça que j'ai choisi avec délicatesse chacun des mots pour ne pas redonner à la mort l'envie de recommencer !
Merci chère Marie d'être revenue avec nous et je te souhaite une douce journée dans ton havre de paix.
Je vous embrasse tous les deux.

Coucou Susan,
Merci pour la gentillesse de tes mots et pour ta visite malgré ton état de santé et j'espère que tu récupères un peu plus chaque jour.
Le silence peut faire peur mais en même temps il apaise car il écrase les bruits, les bruits de l'horreur parfois.
Je pense que la mort apporte ce silence mais je ne puis l'affirmer complètement alors pour le moment je profite du chant des oiseaux et aujourd'hui du coassement des grenouilles !!
Ce dernier volet sur le silence est ma façon de fermer la porte sur ce chemin mais je parle aussi du silence dans d'autres poèmes.
Merci chère Susan pour ta fidélité et pour ta générosité de cœur.
Belle journée ensoleillé.
Gros bisous Susan et un gros câlin à Chupy

Coucou Rachelle,
Merci pour la gentillesse de tes mots et pour ton appréciation qui me touche beaucoup.
J'ai commencé à écrire en 2008 afin d'extérioriser tout le mal qui me rongeait à l'époque et sur lequel je pouvais, peu à peu, mettre des mots et comprendre ce pourquoi !
Aujourd'hui, le fil qui a servi à suturer une grosses parties de mes plaies reste fragile et je sais qu'il faut parfois un détail, un mot, une attitude pour que ce fil casse et pour que tout remonte à la surface d'où mes excès d'impatience pour ne pas dire de « colère » parfois sauf que maintenant je réussis à maîtriser ces excès en prenant sur moi mais je suis souvent comme cette cocotte minute prête à imploser si je ne retire pas très vite la soupape alors j'écris en choisissant parfois des mots apaisant, c'est ma façon de retirer la soupape.
Merci chère Rachelle pour ta fidélité qui me touche beaucoup
Belle journée ensoleillée à toi
Grosses bises Rachelle

Bonjour Lucille,
Merci pour ton passage sur ce poème et pour ta visite qui ne touche beaucoup.
Oui, chacun aimerait savoir ce qu'il y a après mais qui peut vraiment le dire, qui peut dire que sa pensée est plus vraie que celle de son voisin ?
La mort est une suite logique de la vie alors on devrait plus penser à pourquoi la vie si c'est la mort qui nous attend au bout du chemin !!
Le poète, par les mots, a la chance de pouvoir se pencher sur des questions existentielles comme le bien, le mal, la joie la tristesse, la vie et la mort et je trouve qu'il le fait souvent de façon élégante ce qui donne envie d'échanger et de donner son avis sans jamais brusquer l'avis de l'autre.
Comme j'aime à le dire, ce n'est pas de dire les choses qui provoque les tensions mais ce sont les mots choisis pour le dire.
Merci Lucille pour ton appréciation et je te souhaite une belle journée ensoleillée là-bas dans ton Canada.
Bises Lucille et amitié à Yvan

vertflo le samedi 13 avril 2024, à 12:23
Bonjour Patricia

Paul Valery disait : '' Chaque atome de silence est la chance d'un fruit mûr.''

C'est comme ta poésie; j'ai senti au fil des ''épisodes '' que ta poésie mûrissait en quelque sorte, au fil des saisons et des années.
Oui j'ai comparé tes strophes différentes à un fruit qui naitrait et passerait toutes les saisons, jusqu'à mûrir à point pour être savoureusement et délicieusement dégusté, et puis l'arbre petit à petit a perdu ses fruits, ceux que l'homme ne voulait pas sont restés à pourrir au pied de l'arbre et l'arbre a fini par mourir, soit de vieillesse, soit parce qu'un imbécile a décidé de le couper.
Tout ça n'est que ma vision personnelle de ce que ''j'ai envie'' de voir dégager de tous tes textes.
En effet, je pense que d'une certaine manière, le poète écrit et le lecteur s'approprie le texte pour le modeler à sa façon comme le sculpteur façonne à son idée son pain d'argile.
Disons que le poète ' 'exhibe'' son imagination et que le lecteur lui, fait ''travailler'' son imaginaire.
En tout cas, tes poèmes ont la chance d'avoir un vocabulaire riche et très expressif et celles et ceux (comme moi) qui partagent ta vision des choses de la vie, ne peuvent qu'être en osmose avec tes pensées.
Pour en revenir au silence, c'est bien connu, le silence est source de ''bruit intérieur'', un peu comme si nos âmes étaient une source souterraine dont on peut entendre le cheminement auditif, uniquement si l'on prête bien l'oreille.
C'est cela la vie en réalité : prêter l'oreille à tout ce que l'on ne perçoit pas.
J'ai remarqué une chose aussi, c'est que même dans un silence complet ( par exemple quand on est couché dans un lit ) on n'entend presque jamais battre son cœur, cela prouve qu'il y a toujours un bruit de fond tant que la vie existe, mais nous arrivons à effacer ce bruit comme si nous voulions que notre cœur s'arrête et que le silence soit parfait.

C'est marrant (enfin un peu ) quand tu dis que tu es comme la soupape d'une cocote minute.
Il ne doit falloir être trop près de toi quand tu as tes vapeurs ! (rire)
Plus sérieux, tu as bien fait de préciser que tu avais écrit ce poème après l'attentat du Bataclan car on ressent encore mieux cette relation diabolique qu'il peut y avoir dans la fureur du bruit des cris et des armes et le silence malheureusement mortel qui suit.
Tu vois, il y aurait tant à dire grâce à tes écrits et aux ''souches'' poétiques que tu déterres.
Je dis ça parce que la poésie est pour moi comme un pied de vigne.
C'est merveilleux de voir en automne les grappes de raisin bien mûres et dorées, mais on a tendance à ne pas penser que c'est grâce à cette souche en terre que tout vient, tout éclos, sans cette souche, la vigne mourrait, un peu comme la '' poésie '' sécherait sur ''pied''.
Aujourd'hui, je vais prendre plaisir à lire et relire tout tes 9 ''volets'' à la suite, comme un petit recueil de poésie.
Pas de superlatifs, je pourrai dire c'est sublime, tu es une grande poétesse etc...mais non, je préfère dire simplement : c'est beau et cette beauté là n'est pas superficielle car elle est pétrie par les ''mains de ton âme''.
Oui, ce sont les mains de l'âme qui écrivent
aussi bien.

Je te souhaite une bon après-midi
Bien poétiquement
Claude

vertflo le samedi 13 avril 2024, à 12:24
PS
Toujours ce ''lumineux'' choix photographique.

imparfaitlibre le samedi 13 avril 2024, à 19:00
Bonjour Claude,
Merci pour ta fidélité et pour tes mots qui rejoignent, comme à chaque fois, le sens que j'ai voulu donner aux miens.
Il a été facile pour moi d'écrire les premiers poèmes de ce chemin car ils sont une partie de mon vécu avec les douleurs, les peines, les soucis de santé, les liens qui se sont faits puis défaits, l'envie de gagner encore plus puis la chute d'avoir tout perdu mais il a été bien plus difficile d'écrire les 3 derniers volets car c'est au travers des autres, de leurs histoires et surtout de leur fin que j'ai composé ces trois poèmes alors, oui, il m'a fallu bien plus de temps, peut-être ce temps de la réflexion, et comme tu le dis si bien, ce temps que le temps donne aux fruits pour qu'ils mûrissent et finissent par nous apporter la douceur mais aussi l'acidité nécessaire pour apprécier ce fruit !
L'arbre a compris qu'on ne va pas contre la nature alors, comme le roseau, il plie sous le poids des ans et il attend patiemment l'heure où il deviendra un bois mort avec lequel, peut-être, on fabriquera un cercueil !
Je suis bien d'accord avec toi, le poète exhibe son imagination et le lecteur fait travailler son imaginaire, j'aime cette idée et c'est sans doute pour cela que parfois, le lecteur et le poète sont à des milliers de kilomètres l'un de l'autre dans la vision qu'ils peuvent avoir un poème et heureusement car personne ne peut entrer dans la tête de l'autre pour voir comment sont rangés ses émotions !!! (sourire)
Là aussi je suis d'accord avec toi, tout poème part d'un point qui traverse un esprit, un corps, un cœur et va rejoindre un autre point perdu quelque part dans un réel ou dans un irréel mais toujours dans la sincérité de son auteur et, c'est ce point qui servira d'ancrage à l'émotion de la poésie et c'est pour cela que je dis souvent que je n'arrive pas à écrire sur des sujets heureux, joyeux car même si je suis une optimiste dans la vie, je pense que mon esprit est loin d'être les plus heureux et d'ailleurs cette série le prouve !! (sourire)
Comme toi, j'aime à dire que ce sont dans les silences qu'on entend parfois les bruits les plus évocateurs d'un moment qui passe, d'un cœur qui bat, d'un souffle mais parfois, ils deviennent lourds et pesants lorsqu'ils sont ceux de l'absence, du vide, de la mort...
Merci encore pour ta présence, pour les échanges sur les ressentis de chacun devant cette ombre qui nous poursuit et qui, un jour, nous rattrapera ! (sourie)
« le cœur pense, l'esprit traduit et les mains écrivent »....
Belle soirée cher Claude et bon dimanche à toi.
Demain il fera beau, je travaille alors à lundi.
Bises ami poète Claude

capucine812 le dimanche 14 avril 2024, à 06:06
Bonjour Patricia
Merci pour ce moment de lecture très agréable déjà le titre donne envie de le lire
Bon dimanche
Amitiés bises
Capucine

imparfaitlibre le lundi 15 avril 2024, à 15:36
Bonjour Maryse,
C'est moi qui te remercie pour les instants que tu viens partager avec moi sous chacun de mes écrits.
Tes visites et tes appréciations me touchent beaucoup et c'est toujours un très grand plaisir de pouvoir partager les émotions des mots des uns et des autres ici sur ce site et ce sont ces partages qui en font sa grandeur et sa beauté.
Mille mercis encore à toi
Belle journée de lundi chère Maryse,
Amitiés et bises à toi

plumeflore le lundi 15 avril 2024, à 19:26
Bonsoir Patricia , vos mots sonnent le glas, "chaque goutte de rien est un aveu muet" voila qui est clair, "l'absence d'écho" de même donne à moudre du grain, pas seulement la mort, le silence semble encore plus pesant, finalement cette fin est certainement la plus probable des fins, tout s'arrête il reste bien comme un écho dans la mémoire de quelques uns, un vague souvenir qui demain s'éteindra avec eux, le couperet de la mort qui tranche pour nous, vous me faites beaucoup pensé à ma fille qui à l'âge de 33 ans semble déjà résigner j'ai beau lui dire que tant qu'il y a de la vie il faut y croire elle semble être revenu de tout, impossible de lui faire comprendre qu'il vaut mieux voir la bouteille à moitié pleine, plutôt qu'à moitié vide après je peux comprendre sont enfance ne fut pas aussi bleue que la mienne, elle n'avait que 8 ans, deux ans plus tard elle perd son frère, difficile de partir de si bas pour atteindre le haut, si elle écrivait des poèmes nulle doute que les siens seraient dans le genre des vôtres, même si je suis optimiste j'adore votre style les mots croustillants voila la magie de la poésie et cette atmosphère obscure quel talent, cela ne peut faire penser qu'à Baudelaire, dire que jeune je n'aimais pas Baudelaire plus tard à l'âge adulte sa poésie ma vraiment fait l'effet d'une bombe quand on pense au moment où a écrit cela c'est complètement fou!
Vous vous embrassons les chats aussi désirent signer un petit bon soir!!
Marc!

cecel45 le lundi 15 avril 2024, à 21:41
Bonsoir Patricia,

Magnifique poème !

Au delà de la plume qui m’a ravi, des images somptueuses où chaque mot choisi illustre à la perfection la scène décrite.
Ce n’est pas de la bienveillance de ma part mais ce texte m’a impressionné par la fluidité de sa syntaxe et la pertinence de ses mots.

Le dernier quatrain est une merveille !!!

Beaucoup de poésie magnifie ce poème.Bravo l’artiste !

Amicalement,

Marcel

PS ! Désolé pour le retard de ma lecture et de mon commentaire.

imparfaitlibre le mardi 16 avril 2024, à 11:16
Bonjour Marc,
Merci pour ta présence sous ce texte et pour la vision qu'il t'apporte et qui rejoint ma propre vision de cet ultime silence, celui de la vie qui met fin à tous les sentiments, bons ou mauvais, que l'existence peut provoquer chez tout ce qui est vivant et respire cet air de la vie.
Oui, tout s'arrêtera un jour alors je ne sais pas si là-haut, ou en-bas, il y a du monde qui nous attend avec la fanfare, le champagne et les petits gâteaux (j'espère que non car il y a des personnes que je ne souhaite plus jamais revoir) mais comme je suis plutôt « terre à terre » je pense qu'après le dernier souffle il n'y a plus rien d'où ce vide sans écho.
Oui, j'avoue que je suis comme ta fille, et je pense que j'ai cet esprit depuis ma plus tendre enfance, même encore avant lorsque j'étais encore dans le ventre de ma mère et que je sentais que j'étais déjà de trop ! Ensuite la vie, les gens, les rencontres, le quotidien, la maladie, font qu'on finit par ne plus avoir d'envie et on se résigne alors je dirais qu'importe la hauteur du verre et de son contenu, tout devient monotone et prend le goût du « ras le bol » et j'ai commencé par en prendre conscience à 28 ans après la mort terrible de mon beau-frère!!!!
Ta fille devais vivre une relation fusionnelle avec son frère et que cela doit être difficile de remonter une pente lorsqu'on est si jeune !
Pour en revenir à Baudelaire, j'avoue qu'il reste mon poète préféré justement pour cette atmosphère toujours chargé d'émotion qu'il réussit à mettre dans chacun de ses écrits tout en utilisant des mots simples et compréhensibles de façon à ce que chaque lecteur puisse y voir une image différente en fonction de son propre vécu. Dans un poème de Baudelaire, les optimistes y verront la beauté des couleurs et des mots, et les autres y verront l'autre côté de ces mêmes mots et le sombre qui se cache derrière. Il avait l'art de maquiller le laid afin d'en faire souvent du beau.
Mille merci encore poète Marc,
Amitiés et bises à vous tous, toi, Marie et les chats... J'adore les chats...
Belle journée de mardi

Bonjour Marcel,
Merci pour ta chaleureuse visite sous mes mots, pour la gentillesse de ton message et pour ton appréciation qui me touche beaucoup.
Il faut laisser au temps le temps de s'installer et après seulement on peut prendre celui de la participation et du partage des émotions.
Comme sur chaque site, l'échange est primordial si nous voulons en conserver toute l'âme alors encore mille mercis à toi.
Belle journée Marcel, au plaisir de te lire.
Amitiés Marcel

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