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Bernard... l'hermite (Humour)

le samedi 22 juin 2024, à 23:45. Posté par Claude




    Bernard…l’Ermite

    Comme ce décapode vivant dans l’océan,
    Aussitôt qu’on l’approche, il prend vite la fuite,
    Bien loin de ses semblables si peu intéressants,
    Dans ce monde pourri, Bernard vit en ermite !

    Si il a décidé d’être un anachorète,
    C’est qu’avant de vouloir sur lui se replier,
    Il n’était pas à prendre avec des pincettes
    Et pourtant ce Bernard n’a rien d’un crustacé.

    C’était un gars rangé, chéri par sa bobonne,
    Et bien qu’il fût heureux comme un poisson dans l’eau,
    Un jour il a plaqué sa tendre Anémone
    En lui laissant quand même un tableau de Corot.

    En ce temps là Bernard buvait comme une Eponge,
    Il avait comme on dit la descente facile,
    C’est pas la mer à boire, mais l’alcool ça vous ronge
    Et en perdant la foi, il s’est fait de la bile.

    Le seul moyen pour lui de pouvoir s’en sortir,
    Etait de se casser et d’aller voir ailleurs
    Alors la solitude devint son élixir
    Et la méditation son unique liqueur.

    Il s'est mis au yoga, cultive la sagesse,
    Ne bouffe que du Bio, devient écologique,
    Ainsi il évacue ses humeurs et son stress,
    En position tailleur, il se prend pour un Sik.

    Il a beaucoup de veine d’être bien dans sa peau,
    Il sait prendre son pied sans se prendre la tête,
    Il fait pas mal de tri dedans son ciboulot
    Et en mangeant du bio, il est dans son assiette.

    Bernard a de l’humour, il est très Spirituel,
    Pourtant je vous le jure, il n’a rien d’un mystique,
    Quand il se met de l’ Huile, pour lui, c’est Essentiel,
    Ca éloigne les cons et fait fuir les moustiques.

    Il vit dans le Larzac, à l’écart des lourdauds,
    Dans un coin bien paumé, sans radis, sans un rond,
    Bien qu’il ne soit pas loin du Viaduc de Millau,
    Avec la société, il a coupé les ponts.

    Pour lui c’est terminé, dodo, métro, boulot,
    Il médite des heures, peinard dans son exil,
    Pas besoin de télé, d’internet, de radio,
    Car de ces couillonnades, il s’en bat la coquille.

    Il a pour compagnie un chien nommé Blaireau,
    Il partage avec lui une niche ''fiscale'',
    Il espère qu'avec lui il fera de vieux os,
    Et pour garder la forme, il joue à la baballe.

    Bernard est vraiment zen, il se la coule douce
    En se donnant l’allure d’un moine tibétain,
    Comme chacun de nous, il a la mort aux trousses,
    Mais comme il a du cul, ça lui fait trois fois rien.

    Pas de comparaison avec Bernard Tapie,
    Chez lui pas de magouilles et pas de politique,
    Lui, c’est tout autre chose qui l’aura enrichi,
    Bernard ne sent pas bon, mais ne pue pas le fric !


    Claude
    Poème de 2015

    Illustration musicale :
    Laurent Voulzy : '' La Madrague ''

    https://www.youtube.com/watch?v=JcYUsf-eIh0

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