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Cimetière De Bateaux

le samedi 20 juillet 2024, à 13:48. Posté par Imparfait (Patricia


(Photo pixabay)


Pour ce vague à l'âme du poète


Cimetière De Bateaux


C'est dans le calme obscur du roulis de ce chant
Qu'il murmure parfois sous un voile de brume,
Mais quand il est brutal, triste océan d'écume,
Alors ses cris d'horreur déchirent le couchant.

Ses remous incertains s'amusent des récifs,
Poussant les pauvres fous vers ses eaux meurtrières,
Et dans ses tourbillons résonnent leurs prières,
Spirales de terreur sous des flots agressifs.

Les vagues de furie ont tué les marins,
Ballottant leurs espoirs comme des coquillages,
Dans un bal infernal aux rythmiques sauvages
D'une danse macabre où pleurent des refrains.

Dans un dernier effort, la lune lui sourit,
Essayant d'émouvoir sa colère fantasque,
Elle éclaire les creux, que la tourmente masque,
Afin de déjouer l'avenir assombri.

Au-delà du miroir reflétant la douceur,
D'un immense océan qu'une voûte sublime,
Reposent des bateaux tombés dans un abîme :
Cimetière oublié sur un lit de noirceur.


(Droits d'auteurs réservés)

Patricia (Imparfaitlibre)

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
capucine812 le samedi 20 juillet 2024, à 15:34
Bonjour Patricia
Je viens de te lire et j'ai adoré découvrir ce Cimetière De Bateaux
Merci pour ce beau partage
Bonne après midi
Bises avec toute mon amitié
Maryse

Rachelle le dimanche 21 juillet 2024, à 00:19
Patricia, ma grande Amie poétesse, sublime poésie, j'aime beaucoup ta poésie, elle relate très bien la mer courroucée, les remous des Vagues, les marins apeurés de se noyer dans cette mer en furie, ces marins ballottés de tribord à bâbord, sous la tempête, et qui risquent de tomber sur le pont du navire, et de se blesser, et de couler au fond de l'océan en furie, et de sombrer dans l'abyme, et de provoquer des veuves et des orphelins, hélas !, et cela me fait penser à mon père qui a naviguer sur les chalutiers à Lorient, ma ville natale, ville des sons des cornemuses, pendant le festival interceltique de Lorient, et les joueurs de cornemuses défilent avec leurs kilts écossais, leurs jupes écossaises, avec aussi, les Écossais, les Irlandais, les anglais, les espagnols, c'est très bien et très beau à voir, je l'ai vu plusieurs fois ce festival, en réel, revenons à ton poème, il est très bien écrit, et très réaliste, et très beau, et très émouvant, merci beaucoup pour cette belle lecture, très intéressante, gros bisous d'amitiés de Rachelle, ton amie poétesse Rachelle très féminine avec grand plaisir, www mes poèmes.net funky 571, et merci beaucoup pour ton sublime commentaire qui me fait très plaisir, et qui me touche beaucoup, et sinon, j'ai mis de nouveau mes belles sandales à talons compensés dans mes petits pieds de femme, avec grand plaisir.

vertflo le lundi 22 juillet 2024, à 15:46
Bonjour Patricia

Je m'étais promis de ne pas faire usage de superlatifs, mais là, je suis bien obligé de les utiliser.
D'habitude, dans un poème, il y a des quatrains '' préférés '' à d'autres, des quatrains dont l'éclat nous saute plus aux yeux et nous rendent plus admiratif, là, il n'y en a aucun qui soit '' secondaire '', comme le disait Brassens dans une de ses chansons :
''Tout est bon chez elle, y'a rien à jeter ! ''
Chaque strophe est un ravissement, chaque mot '' colle '' à l'esprit du poème, aucun ne se détache de cette vision que nous offre le cimetière des bateaux.
Tous les '' ingrédients '' sont là pour que la mayonnaise prenne (rire) je dis ça car on peut comparer aussi la mer à de la mayonnaise, il faut la faire monter, descendre, la mixer et à la fin on obtient en surface des formes de vagues jaunes (comme les épis de blé) rire.
Je ne dirai pas la marque du meilleur mixeur pour faire ça !
Plus sérieux, c'est vraiment digne d' un Lamartine, ou d'un Chateaubriand, avec l'ésprit d'un Rimbaud aussi.
J'y ai trouvé également le style de Paul Valery
au début de son poème : ''Le cimetière marin ''
Certains peuvent trouver que j'exagère mes comparaisons, mais c'est mon ressenti sincère.
Photo magnifique aussi.
Il faut dire que la photo noir et blanc donne encore plus de force et de réalisme à l'allure du poème.
Ce n'est pas encore le naufrage, mais on le devine et cela rend encore plus tragique la venue du texte.
On perçoit nettement la douceur de l'océan et ensuite sa violence à venir.
C'est un peu comme chez l'être humain capable à la fois de calme et de monstruosité.
Je me souviens d'avoir rêvé une fois d'une immense carte des fonds marins où l'on voyait tous les bateaux disparus, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.
Des galères, des voiliers, des bateaux à vapeur, des chalutiers, des cargos, des navires de tourisme.
Autant que je m'en souvienne ( car il est difficile de se souvenir d'un rêve ancien, mais celui-là devait être important puisque je m'en rappelle), les fonds marins étaient remplis d'épaves ( ça doit être le cas ), par contre, aucune trace d'hommes disparus en mer, rien que des vaisseaux fantômes en quelque sorte.
Merci pour ce poème plus que plaisant à relire.
Je te souhaite une bonne fin d'après-midi.
Bien amicalement
Claude

imparfaitlibre le samedi 27 juillet 2024, à 09:38
Bonjour Maryse,
Merci pour ton passage et pour ton appréciation qui me touche beaucoup.
Les fonds marins sont plein de richesse mais aussi de douleurs, cette douleur qui entraîne les âmes dans les abîmes d'un sombre dont parfois on ne revient jamais.
Belle journée de samedi Maryse
Amitié et bises à toi

Bonjour Rachelle,
Je sais que tu es une amoureuse de la mer et qu'elle est souvent la toile de fond de tes poèmes car c'est vrai qu'elle a toujours ce côté mystérieux qui, comme pour Ulysse, nous entraîne malgré nous vers ses profondeurs et ses trésors cachés mais la mer peut aussi être cette colère dont personne ne revient jamais. La mer est comme une femme qui fascine les hommes mais qui, parfois, les détruit.
Mille mercis pour ta fidélité
Beau week-end à toi chère Rachelle
Grosses bises

Bonjour Claude,
Merci pour toute la gentillesse de tes mots et surtout pour ce long message alors que je sais qu'en ce moment tu es « moins bien » alors je croise les doigts pour que les jours a venir te voient en meilleure forme et je te le redis encore une fois, on tient beaucoup à toi.
Oui, la mer, comme l'être humain, a cette double facette, ce côté bonheur et plaisir mais aussi ce côté monstrueux qui entraîne et tue ceux qui osent parfois la défier comme tous ces marins qui, malgré l'amour qu'ils lui portent n'ont pas su détecter sa colère du moment.
La mer fascine et ton rêve nous le prouve et dommage que tu n'es pas réussi à redessiner cette carte, tu serais peut-être un homme riche, ou un homme mort en mer !!!!! (sourire)
Ici nous sommes loin de la mer mais on a Ulysse le chaton qui glousse comme une sirène !!! (rire)
La mer est aussi cette immensité dans laquelle le poète aime se perdre et jouer avec les mots au rythme des vagues et des sons mélodieux de son ressac sur le sable doré des plages de l'imaginaire. !!!
Mille mercis à toi pour ta présence toujours très chaleureuse sur mes fonds marins !
Belle journée ensoleillée à toi
Grosses bises ami poète Claude

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