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Rêves…partis
Des mésanges s’envolent du toit de ma mémoire
Vers la voûte stellaire, elles vont se nicher,
Pendant que reflété dans l’eau de son miroir,
Le désert s’alanguit au sein des palmeraies.
Des roses embaumées effeuillent leurs pétales
Pour garder l’alchimie de leur jardin secret,
Ici tout est tranquille et le Dormeur du val
Dans un grand champ fleuri enfin s’est réveillé.
Un mince filet d’eau veut danser sur les ondes,
Dans le lit des roseaux, le soleil s’est couché
Et pour l’éternité son étreinte féconde
Le berceau de la vie teinté d’humanité.
Au cœur des papyrus sont gravés les messages
D’une soif d’espérance où j’aime m’abreuver,
Dans le ciel les nuages drainent dans leur sillage
Les terres inconnues qu’ils n’ont pas traversés.
Tout ces rêves ne sont que du papier froissé,
Les songes prohibés d’émotions clandestines
Lorsque mon subconscient s’est métamorphosé
Pour des apparitions qui me semblaient divines.
Ce qui les rend précieux, ce qui les rend étranges,
C’est qu’ils mettent en dormant, en sursis mon sommeil,
Il y a quelque chose qui en eux me dérange,
Mais j’aime cependant qu’ils me tiennent en éveil.
Si parfois je n’en garde plus aucun souvenir,
Ils restent quelque part engrangés dans ma tête,
Même mes mauvais rêves font tout pour me séduire
Car leur part de mystère ne laisse rien paraître.
Ces images furtives longtemps encore me grisent,
Quand mes pensées attisent leur nuit de feux follets,
Mais il suffit d’un rien et les rêves se brisent
Tel le tain d’un miroir qu’on aurait piétiné.
Le matin, dès l’aurore, je leur laisse une trêve,
Mon imagination est alors en repos,
Qu’ y a t-il de réel ? quelle est la part des rêves ?
Que veut donc me transmettre leur si fragile écho ?
Claude ( poème de 2016 )
Illustration musicale :
Grand corps malade : ''Retiens les rêves''
https://www.youtube.com/watch?v=8_ul_TsohW4
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