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L’anneau de Saturne
J’ai glissé à ton doigt un anneau de Saturne,
Nous allons nous unir au cœur des galaxies
Et quitter ce bas monde où un croissant de Lune
Ne suffit pas encor’ pour éclairer nos nuits.
Simples corps fusionnant dans le temps et l’espace
Sans chercher à savoir l'âge de l’Univers,
Nous traversons le ciel en effaçant nos traces
Avec ce souffle chaud qui vient d’un vent solaire.
Là, dans l’immensité qui nous a attendus,
Nous allons assouvir nos rêves d’harmonie ;
Tout nous a rapprochés et nous ne sommes plus
A des années lumière d’un amour infini.
Je vais t’offrir ce soir cet espoir insensé
De faire sur Vénus un voyage de noce,
Mais ne sois pas jalouse de sa grande beauté,
La tienne à mes yeux irradie le cosmos.
Les comètes dénouent leur longue chevelure,
Leur lascive traînée tente de me séduire,
La Voie Lactée a beau briller de ses parures,
Qui pourrait mieux que toi l’orner et l’embellir ?
Pendant que le Soleil s’évertue de briller
En sachant que son feu ne peut-être éternel,
Quelques Astéroïdes essayent de souffler
Les braises clairsemées de son cycle virtuel.
Doucement nous glissons dans la vie éternelle,
Bien loin de cette terre dépourvue d’attraction,
Ce point si minuscule, sans attrait et si frêle
Qu’il n’a plus pour nous deux la moindre séduction.
J'ai passé à ton doigt cet anneau dont l'éclat
Ferait même pâlir toutes les météores,
C'est un bijou précieux, qui même sans carat
A bien plus de valeur que les bagues en or.
Claude
(ancien poème)
Illustration musicale
Nolween Leroy : ''Marions les roses''
https://www.youtube.com/watch?v=pD7s-Js747I
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