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Marie
Marie j’ai tant aimé ton visage angélique,
Il m’a accompagné sur mon chemin de croix
Quand je portais sur toi mes rêves érotiques
Qui m’ouvraient des missels bien plus beaux que la foi.
Marie combien de fois tu t’es mise à genoux
Sans que pour toi cela ressemble à une offense,
Je me suis tout permis rien qu’avec des mots doux
Car je savais lesquels avaient ta préférence.
Marie j’ai ressenti tel le feu sous la glace
L’ardente rédemption qui vous tombe des nues,
Cette virginité déflorée par l’audace
Quand ton corps implorait mon regard dévêtu.
Marie si je t’écris, quelque chose me dicte
Ces mots mis en bouquets, ces fleurs de ma passion,
Ce que je vois de toi brusquement sollicite
Dans mon imaginaire des tas de tentations.
Marie j’ai enfanté tes larmes de douleur
Lorsque tu fus enceinte de mes péchés fragiles,
Les plus purs sentiments n’en sont pas moins trompeurs,
Nos vies sont façonnées avec des mains d’argile.
Marie dans ton couvent aux orgasmes virtuels,
Tu me dit que c’est Dieu qui est ton seul secours.
Moi, je n’éprouve pas de remords spirituels…
Les plaisirs solitaires sont aussi de l’amour.
Claude poème de 2011
Illustration musicale :
Gilbert Becaud : ''Marie Marie''
https://www.youtube.com/watch?v=Z4pZUmJSS4w
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