Les Re...Vers de la vie

 

Mes poèmes - Moi

 

La Poésie c'est...

le mardi 29 octobre 2024, à 00:57. Posté par Claude



    La Poésie c’est…


    La poésie



    C’est un chien attaché dont on coupe la laisse,
    Un trottoir bitumé qui vous lance un pavé,
    Le bonheur qui décompte ses soirées de détresse,
    Un soleil trop ardent qui ferme ses volets.

    C’est le deuil d’un accord sur les violons de l’âme,
    Un battement de cil effleurant un visage,
    C’est peut-être la vie qu’on passe par les armes,
    Des colombes de paix dans le sang d’un message.

    C’est un homme à genoux que ses idées honorent,
    Sans craindre ses bourreaux, sans demander pardon,
    L’oreille de van Gogh que la folie colore,
    Un tableau de Monet sans une floraison.

    C’est l’accent qui dépose ses lettres de noblesse
    Et délicatement s’en va coucher les mots
    Sur du papier vélin que notre main caresse
    Avant d’y déposer l’encre bleue de nos maux.

    C’est le regard porté sur nos horizons glauques,
    C’est un pèlerinage que l’on fait sans chemin,
    Venise qui s’enfonce dans ses canaux baroques
    Et Dieu dans son église qui sonne le tocsin.

    C’est l’embryon conçu par la brusque alchimie
    D’une graine semée dans un sillon nuptial,
    Tel une délivrance poussant son premier cri
    Dans le berceau rempli de souffrances fœtales.

    C’est un bouquin de Sartre qui donne la Nausée,
    Le Journal d’Anne Frank où s’arrête l’espoir,
    Pascal un peu perdu au fond de ses Pensées
    Et la philosophie pour unique miroir.

    Des braises rallumées, phares de nos révoltes,
    Des slogans qu’on brandit tels des armes de poing,
    Des chansons que l’on aime malgré leurs fausses notes,
    Des lignes raturées où il manque des points.

    La poésie, c’est aussi…

    Les lambeaux de la vie que nos doigts effilochent
    Après avoir froissé nos corps de parchemin,
    La pluie sur la banlieue pour la rendre plus moche,
    Le sang d’un encrier que renversent nos mains.

    L’inspiration qui vient et brusquement vous quitte
    Pour vous laisser tout seul, comme privé d’amour,
    Et ce temps prisonnier qui veut prendre la fuite
    Sans voir en se sauvant tous les dangers qu’il court.

    L’ivresse de la nuit que nos deux corps dégrisent,
    Allant jusqu’à changer le seuil des lendemains,
    Le masque de nos jours quand la vie se déguise
    Et que la poésie devient peau de chagrin.

    Une beauté perfide dont nos pulsions abusent,
    Le baiser sur la bouche d’un premier souvenir,
    Ce diamant bien caché qu’on découvre par ruse
    Quand vient l’éclat d’un mot qui va nous enrichir.

    Une fille sans joie qui se fait le trottoir,
    Une ombre dans la nuit qui lui cueille une rose,
    Et moi qui lui récite dans le satin d’un soir
    Des rimes qui s’arriment au quai de mes névroses.

    Bien souvent je suis seul, et j’ouvre la fenêtre
    Pour voir ce qu’une étoile me dicte de là-haut,
    Mais rien ne vient ce soir…alors demain…peut-être …
    Faut pas être pressé... surtout avec les mots.


    Claude poème écrit en 2008

    Tant de choses ont été dites pour essayer de définir la
    poésie.
    Il y aura certainement d'autres auteurs pour prolonger
    l'idée ou les idées que l'on se fait de la poésie.
    Je vous en donne ma modeste VERSion.


    Illustration sonore :
    '' La poésie c'est quoi ? ''
    https://www.youtube.com/watch?v=JO4Qd7Au1cU

<< Retour aux poèmes

 

 

 

Mes poèmes - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet