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«A TON TOUR … LA MORT»
Je m’évade et je plane au delà des marigots
J’ai un mauvais pressentiment.
Je sens l’odeur de la mort qui rôde ;
Elle me frôle, non je ne veux pas toi.
Sale garce !
On n ‘attrape pas les oiseaux !
Va pendre tes oripeaux
Ailleurs que sur mes os.
Prends tes jambes à ton cou,
Taillades toi les veines
Vicelarde charogne.
Fantôme noir tu m’éreintes
Toi et ta perfide faux, allez au diable.
Marais, embourbez cette loque,
Pauvre guenille, regarde ta défroque.
Débris inhumain, effondrilles…
Tu n’auras pas mes entrailles en guise de réjouissance,
Utopie de ta folie ;
Jouissance hallucinatoire, de ta molle cervelle.
Déjà tu t’essouffles infâme vielle obsédée.
Tu as traqué les jeunes, les vieux,
Les beaux, les laids,
Les riches, les pauvres,
Les biens portants et les malades
Mais nécrophore tu ne m’auras pa s.
Englues toi que j’assiste à ton agonie,
Tu t’empêtres dans tes haillons.
Et j’assiste au show,
Ta danse macabre a commencé…
Plus tu te démènes et plus tu rampes
Sale vermine,
Ce soir c’est moi qui suis aux premières loges.
Oh non je ne tendrais pas la main
Tu peux lancer tes doigts crochus,
Je les dédaigne, je suis insensible à tes cris.
J’admire le spectacle de ta déchéance, j’en jouis.
Celle qui a tant fait souffrir sent enfin l’odeur de la mort
Qui se rapproche inexorablement…
Tu t’enlises, t’enfonces lamentablement et tu cries
Comme un goret qu’on égorge,
Tu es moche !
C’est beau de te voir te débattre et hurler
Sale punaise… Crève !
Je ne vois plus que ton horrible tête
Et tes bras maigres et longs que tu agites.
Tu t’empoicres irrémédiablement….
Gloups, gloups, tu bois la vase,
Ah tu es belle la mort…
Vois comme tu as fait souffrir
Hé bien maintenant c’est ton tour
Gloups …As-tu des remords ?
Gloups, allez savoure le dernier souffle d’air,
Car cette fois c’est bien le dernier !
J’aperçois juste tes doigts griffus qui se tordent
Un dernier instant … Quelques bulles,
Puis plus rien….
……
Tu as perdu la mort.
Vive la vie !
© Calynette (2005)
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