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Mélancolie, Itinerrance cosmologiques.
…..De ce que nous voyons, touchons et pressentons, du plus Proche en l’Ici jusqu’aux Zones les plus inaccessibles des Lointains, du Corps le plus intime de Soi-même au plus immense du Dehors, des Cryptes de la Terre à l’Outre-Espace, Etoiles, Ciels, Êtres, Choses, Plantes et Fleurs, Animaux, Minéraux, Autrui, Nous-Mêmes, Visages, Voix, Ecritures, Signatures, Oeuvres d’Art, Mondes passés, actuels ou futurs, il émane toujours le Reflet tremblant et l’Onde vaporeuse d’une Enigme, d’une Absence originaire de Lumière, les Traces pathétiques et les Débris d’un Déluge planétaire, d’une Fissuration très ancienne, leur Différence, leur Dissemblance et leur Venue de l’Ombre, leur Ombre mouvante et nomade qui les renvoie à l’Inconnu, les Signes d’un Exil, leur Naissance et leur Apparition d’avant toute Surrection au Jour, l’Obscur cosmologique, l’Imprépensable, l’Attestation de leur Être-Autre, l’Eclaté d’une Errance rebelle au Savoir, le Nimbe d’un profond Jadis, leur Présabsence opaque, labyrinthique et souterraine, leur Voile de Retrait, leur Désitinerrance dont s’imprègne, un Instant, à Jamais, la Stupeur de notre Regard !…..
Il n’y aura probablement, au Moment-même de notre Mort et dans le dernier Souffle, ni Vision ni quoi que ce soit de visible, ni Visage secourable, ni Visibilité, ni Reconnaissance ni Face à Face mais le Règne sans Partage de notre Dissemblance, notre Essence éparse, solitaire, à Vrai Dire notre Désêtre souterrain, galactique, l’Extra-Terrestrialité de notre Provenance, du Sein, peut-être, du Tourbillon de l’Ecroulement gigantesque des Astres, Ô Musique inaudible des Sphères dont bégaie notre Parole ! A l’Heure et au Moment de notre Mort, s’accompliront le Disparate et l’Amnésique, le Passage vers nulle Part, Rien ni Personne mais notre seule Evanescence de Toujours,l’Errance en Univers, le Fonds inconnu d’Anténatal qui porte la Mélancolie de la Chair…..
Une Nuit abyssale nous enveloppe et nous traverse et s’est originée bien avant Nous en Nous, comme dans l’Univers et ses Fluctuations. Une Nuit insistante et mortelle à Jamais, en deçà de laquelle Nul ne remontera, que nul Savoir, nulle Technique jamais ne franchiront. Une Nuit génésiaque de Marbre et de Torrent, de Semences et de Dévastations, une Nuit de fécondes Entrailles et de Retrait, Sang et Dessication à chaque Altération, chaque Naissance, à chaque Effondrement. Tout Apparaître s’apprête à sa Disparition. Ainsi nous périrons dans la Profondeur à venir inaccessible du Temps, universel Désapparaître, Eclatement, Débris puis Engloutissement, un Oubli absolu recouvrira les Mondes de son Silence et nous avons à vivre avec cette Promesse et ce Destin déjà brisé, Errance cosmologique, Orage d’Être, Mélancolie des Existences déjà de Part en Part libres et sous Condition, déjà trouées !…..
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