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sous le soleil brûlant de juin
c'est une danse d'ombre et de lumière
qui fait tourner les têtes indolentes
des fleurs alanguies dans le jardin
elles exhalent des parfums envoûtants
en prenant des poses altières de reines
ce sont les roses qui ouvrent le bal
suivies par la cour des hémérocalles
les cônes violets de l'arbre à papillons
montent la garde aux côtés du sureau
quant aux pétales du laurier-rose
ils infusent lentement leur vénéneuse théine
car la mort en ce jardin
étire l'infini du bleu du jour
sur le fil invisible du temps
où poussent en silence les heures
Françoise Urban-Menninger
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