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Des Êtres-en- Souffrance…
…..En Vérité, nous ne sommes pas vraiment mais nous attendons d’être. Être pour nous, se creuse à tout Jamais, se troue d’Expectative, d’Atermoiements et de Sursis. Nous attendons sans Cesse, sans Cesse nous sommes-en-Souffrance et dans l’Attente. Jusque dans le Sommeil et dans le Rêve, nous languissons, nous nous impatientons d’Angoisse et d’Inquiétude et nous guettons, Sentinelles de Silence et de Néant, l’Achèvement, toujours en Vain, de nos Désirs les plus démesurés, les plus inavouables…
En Vérité, déjà, nous attendions de naître avant de naître et la Naissance qui nous échut ne fut que Déploiement d’Essaims d’Attentes à venir pour l’Incertain et l’Improbable de notre Être. Désormais, le Dehors parle en nous sa Langue écartelée entre l’Ivresse des Possibles et le Dégrisement de l’Effectivité. Déchirure du Temps ! Ses trois Extases ! Nous attendons on ne sait quoi, Retour paradisiaque, Présence permanente ou Parousie future ? Nous attendons ce qui probablement ne viendra pas, ne s’effectuera pas dans la Forme du Réel, qui ne remplira pas le Vide du Désir ni la Vacuité solitaire des Fantasmes, qui ne comblera pas l’Inhumanité de l’Ecart entre les deux Mystères du Jour et de la Nuit. Nous ne sommes pas vraiment, nous attendons sans Cesse d’être…
Et cette Attente native, cette Béance au Coeur de l’Être, cette Fissure du Fond qui nous traversent et signent notre Essence d’Humains, sont peut-être une Chance pour l’Exercice du Savoir et de la Quête de notre Possibilité, Tour à Tour et simultanément souterrains, écologiques, cosmologiques!Y aurait-il une Ferveur, une Joie constitutives de l’Attente ? Un Renversement possible des Êtres-en-Souffrance en Contre-Souffrance ?…..
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