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Déjà le frêle écho
Déjà le frêle écho se colle à mon oreille,
Pour me dire des mots que je n’écoute plus,
Des étoiles blafardes ricochent dans le ciel
Au milieu d’un silence qui semble superflu.
Depuis longtemps j’ai fait le vide dans ma tête,
Jusqu’à ces souvenirs jadis apprivoisés
Dont j’ai perdu le charme des multiples facettes,
Au milieu d’une vie qu’il vaut mieux oublier.
Bien sûr j’ai pu sauver jusqu’à mes apparences,
L’âme se sacrifie lorsque le corps nous quitte,
Mon cœur dans sa prison attend la délivrance
Qui le libérera de rencontres fortuites.
Les choses invisibles font naitre des décors,
Qui brûlent au chevet de mon âme sensible
Pour me laisser l’encens du temps qui s’évapore
Se poser en douceur au milieu d’une Bible.
Non ce n’est pas un rêve, une vue de l’esprit
Une simple illusion habillée en fantôme,
C’est juste dans le noir le regard de la nuit
Qui pour mieux m’irradier libère ses atomes.
Déjà le frêle écho qu’un peu de vent souligne
Se perd et s’évapore dans les couloirs du temps,
Comme lui je m’essouffle et puis je me résigne
A suivre les nuages avec leurs cheveux blancs.
Claude
Ecrit le 24 Août 2025
Peinture de Laëtitia Nemery ( Artiste peintre Belge)
: '' Mutisme ''
Illustration musicale
Jeanne Cherhall et Bernard Lavilliers : '' L'espoir ''
https://www.youtube.com/watch?v=joCO3v60TdI
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