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Ce matin là, ce premier jour de mai de l’an deux mille quatre,
Rien ne semblait bien différent,
Pourtant, pour lui, c’était foutu,
Il le savait.
Ce moment là, la solitude à fond lui fondit sur la gorge,
Ne lui laissant pas de répit,
Dans l’incompréhension totale,
Il le savait.
Cet amour là, auquel il avait cru demeurait sans espoir,
Et l’avenir sans consistance,
Les jours devant, seraient vides de sens et vides de musique,
Il le savait.
Cette fois là, il n’y avait plus rien et vraiment plus personne,
Son cœur ne servirait plus rien,
Que le tenir en apparence,
Encore vivant.
Ce matin là, il prit sa décision, qu’il gardera secrète,
Encore juste le temps qu’il faut ?
CP010504
(Au fond du fond)
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