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C'est un dragon très familier
Il dort sur un matelas de feuilles
Il a la terre pour oreiller
Aux couleurs de l'automne
le vent pour conseiller
Lui souffle le froid lui souffle le chaud
Il n'est jamais déboussolé
Tel un volcan devenu vieux
Il ne dort que d'un oeil
Quand le ciel s'ennuage que le jour s'assombrit
Quand volent les feuilles, de la nature il porte le deuil
Son dos couvert d'écailles tel un miroir brisé
Fait que quand il serpente il est tout irisé
Il use des couleurs comme cela lui plaît
Et chaque toile qu'il peint est un autoportrait
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