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le corps sous les mots
est-il aussi faible
que d'aucuns le prétendent
faut-il le transpercer
d'une épée de lumière
pour libérer le fil de l'esprit
faut-il le transcender
pour faire s'envoler l'âme
par-delà son corpus de chair
le corps a ses alcôves
où nos chagrins se lovent
et parfois nos amours
la mort dans cet écrin
exhale sa fragrance funeste
défiant tout désir d'éternité
Françoise Urban-Menninger
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