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Friches, Landes , Alluvions.
…..Au Profond de Soi-Même, dans le Secret et le Silence et dans
l’Obscurité, la Concaténation impénétrable des Jours laisse des Paysages
de Lèpre, de Cicatrices et de Verrues, Friches, Landes et Alluvions,
Stériles, désertées. Morte Mémoire, du Berceau à la Tombe, Couloirs et Cryptes
ensablés, Sédiments et Limons gisent, obstruant la Parole.
Notre Parole est vaine à éveiller les Morts de leur Sommeil de Pierre,
errante et calcinée, vaine à fixer leurs Ombres, Cariatides ébréchées, à
Regards de Méduse. Un extrême Passé nous adosse à l’Etrange et nous fige,
méconnaissables, inconsistants et nous nous retournons, en Vain, souvent,
Désir en Nous brûlant des Corps défunts, des Visages livides, pathétique
Impouvoir de reprendre, notre Amour est orphique…
Comment désobstruer un Chemin de Parole à Travers Friches, Landes et
Alluvions, comment surseoir à l’Abandon qui ensorcelle la Mémoire, en
Vérité quel Chant surhumain dans l’Humain pourrait-il naître des Zones
obscures du Réel et du Pensable et de la Pesanteur de l’Interdit, du Profond
de Nous-Mêmes, malgré l’Eloignement cosmologique et le Silence ? Un Pont
par-dessus Friches, Landes et Alluvions !…..
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