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UNE ATTENTE SANS ESPERANCE.
…..Un Bonheur préexista. Désormais perdu. Puis ce fut l’Existence.
Les Vicissitudes et le Devoir-Mourir. Et chaque Jour à réparer ce qui
peut l’être. Une Attente sans But ni Fin autre qu’une Réparation
toujours inachevée. Sans Espoir ni Contenu autres qu’une Affinité
entrevue universelle des Êtres, en Terre des Pères et des Mères ou
sur d’autres Lointains cosmologiques…
En Vérité, ce ne serait ou devrait être ni un Excès d’Attachement, ni
Proximité passionnelle ni Fusion érotique mortifère ni Miroir des
Consciences se contemplant, ni la Paix immobile des Etants où Rien
n’est engendré ni ne change ni l’Uniformité fantasmée d’Humanité
nouvelle, ni Corps technologiques refabriqués, ni Plan divin des Âges
dans le Retour vers le Plérôme originel ni Transfiguration selon le
Visage christique…
En Vérité, que ce ne soit ni Paroxysme de la Lutte et du Conflit ni
Domination finale d’une Force sur l’Autre, ni Hostilité sans Merci
des Consciences ni Contradictions figées des Inimitiés terrestres ou
cosmogoniques, ni le Sang ni le Meurtre ni la Masse infâme des
Assassinés ni la Guerre des Mondes nucléaires ni le Chaos ni le Vide
sidéral sous l’Extinction des Milliards de Soleils…
Un Bonheur préexista dont nous n’avons que lointain Souvenir
parce qu’il y a l’Eloignement, parce qu’il y a le Bégaiement de
la Parole et du Savoir, parce qu’il y a le Sortilège du Crime et de
l’Oubli irréparables. Faut-il une Pensée désespérée, un Espoir sans
Espérance, une Attente inextatique et réparer ce qui peut l’être avec
les Autres et chaque Jour, dans la Joute et la Danse, la Tarentelle des
Contraires qui nous emporte ?…..
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