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Du soleil sur la ville et dans les rues du port
Une musique si tu veux te souvenir encore
Suivait nos pas de ses accords
J’avais tout prêt du mien comme je le serrais fort
Ton corps, comme il est loin, sais tu je t’aime encore
Ton visage est pailleté d’or
Mais les trains passent sais tu encore le nom du port ?
Je n’ai rien oublié de la rue du décor
Des sourires des regards échangés des baisers
J’étais encore adolescent
La musique brésilienne trotte toujours dans ma tête
Des airs et des paroles je conserve des miettes
Comme d’un rêve évanescent
Te souviens-tu du regard envieux des passants ?
Nous nous donnions la main comme dans une farandole
Mon espoir était grand j’avais le cœur en fête
Je peignais tout en rose et bleu
Tu es montée au nord je suis resté au port
Le ciel est toujours bleu dans le fond du décor
De nos transports se souvient-elle ?
Qui peut répondre à cette question sempiternelle ?
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