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« MON OISEAU DE PASSAGE »
J’ouvre les yeux sur toi, dans le ciel enfin sage
Tournoyant sur les champs, et par delà les bois,
Gracieux et élégant, bel oiseau de passage
Gai tel le roux de l’or, quand les feuilles rougeoient.
Un jour si tu voulais m’emporter sur ton dos,
Je serais enchantée de partir en voyage
Voir d’autres horizons, des lieux toujours plus beaux,
Seulement toi puis moi, voyageurs sans bagage !
Ta puissance me plait, seigneur majestueux,
Seul on s’envolerait, nul besoin de cohorte.
Tu me ferais passer des instants délicieux,
Librement tu irais loin où le vent te porte.
J’aimerais tout savoir de ton immense monde
Je ne suis pas oiseau car je suis née sans ailes,
Alors je t’attendrai en fière vagabonde
Loin des villes bondées, tu m’éloigneras d’elles.
© Calynette (2005)
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