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Je vous écris d’ailleurs…
« Faut dire,
Faut dire, qu’on ne nous apprend pas,
A se méfier de tout… »
Jacques Brel
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Je suis mort une fois, où j’ai cessé ma vie,
Tellement elle était ridicule et stupide,
Faut dire que j’étais dans un monde pourri,
Sans réel intérêt, décevant et cupide.
Je me souviens de cet impressionnant
Nombre de Dieux présents tous bons et tous gentils,
Où le plus puissant d’eux, c’était pas passionnant,
S’appelait le pognon, sa secte le profit.
On y sacrifiait toute sorte de choses,
L’honneur et la vertu, et sans compter des vies,
Qui valaient si peu rien, car seul compter la cause,
Que disait les grands prêtres politiques d’ici.
Ils parlaient tous d’amour, je m’en souviens encore,
Des appels pathétiques de tous et de chacun,
Ils voulait exister, ils faisaient des efforts,
Pour paraître et surtout ressembler à quelqu’un.
J’en avais raz le bol, de ces mauvais acteurs,
Qui jouaient pour de faux comme des débutants,
Rien du tout de crédible, on voyait les menteurs,
Formatés corrompus à des rôles savants.
Et puis des femmes encore, qui se croyaient fatales,
Travaillant le chiffon révélé sur leurs corps,
Qu’elles soient des sirènes, ou des serpents crotales,
Pas meilleures que ça caché par leurs décors.
Je me souviens d’un monde aux prétentions hautaines,
Défiant l’univers d’orgueils archi risibles,
Chacun avait ses peurs, et ses croquemitaines,
Ses croyances compactes en de drôles de bibles.
Bon, et bien je suis mort, rendez- vous sur ma tombe,
On y partagera l’épitaphe stupide,
Des mégalomanies, qui arrivaient en trombes,,
Prétendues prétentions ni humbles ni timides.
Tiens, fichtre, il me restait encore un peu de feu,
J’ai foutu le brasier à ma nouvelle vie,
C’est plus le même monde, il est éclairé mieux,
Alors je me redresse un peu et puis je ris.
A 090905-12
(Dire jusqu’à l’ivresse)
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