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« QUAND LA NUIT TOMBE »
La vie passe sans fin. Quand arrive la nuit
Au ciel noir une pluie, de pâles lueurs, danse.
Un voile de brouillard déplie comme une ganse
Sur les champs endormis, un suaire fortuit.
Le silence épaissit, et bientôt plus un bruit
La campagne se meurt de l’absence de transe.
Des journées effrénées, ne reste que carence,
Quand résonne soudain la cloche de minuit.
C’est l’horizon entier, sous ce ciel bas et sombre,
Qui plonge alors dolent tout doux dans la pénombre.
Plus aucun son perçu là sur la grande plaine.
Oh blanc rayon de lune éclairant mon amant
Soit donc le bienvenu, j’apprécie cette aubaine,
De voir son corps à nu, pleinement désarmant.
© Calynette (2005) 
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