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Fillette d'Afrique que la lame mutile,
A jamais terrifiée, en ton sein, crucifiée;
Etouffant dans le sang le doux plaisir nubile,
Coutume barbare, en tes pleurs, excisée.
Femme Afghane voilée, grillage de prison
Où ton esprit s'éteint frustré de liberté,
Quand ton regard se perd par delà l'horizon,
Emmurant tes rêves, de burka bâillonnée.
Belle du Pakistan que l'acide dévore.
Toi qui ne veux offrir ta jeunesse volée,
Brûlent dans la haine, les charmes de ton corps,
Te laissant déchirée, l'âme vitriolée.
Mignon bébé de chine, oublié dans le froid,
Tu ne seras l'enfant entouré d'attention.
Ils prient que la mort t'emporte dans ses bras,
Lavant le déshonneur de n'être née garçon.
Slave déracinée, cognée de poings rageurs,
Esclave sexuel, objet à consommer,
Ecrasée, violée, tu te vends dans la peur,
Crachant sur le trottoir toute ta dignité.
Ce soir mes mots saignent, pour toi, ma soeur blessée,
Piétinée, humiliée par des êtres infâmes,
Condamnée sans raison à errer délaissée,
Toi dont le seul péché ...est ton doux coeur de femme.
20 Septembre 2004
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