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«C’EST NET...»
( Saynète)
Nos corps nus, juste recouverts de lumière,
Reposent à même le sol, en cette soirée printanière.
Là haut dans les nuées, la lune phosphorescente éclaire.
Sur le gazon soyeux, ton corps contre mon corps est un bandonéon.
Le silence nous drape de voiles de coton.
Notre amour devient palpable.
Tu te penches sur moi, adorable.
Une douce chaleur s’empare de nos cœurs, de nos corps,
Tu me sers contre toi, très fort.
Un nuage passe devant la lune, nous masquant, discret.
Aurait il deviné que nous allons faire l’amour derrière ce bosquet ?
Que peut bien penser un nuage dans un ciel de printemps ?
Quand deux amants ont décidé d’offrir leur désir au firmament !
Fébrilement nos mains parcourent sans fin
Nos corps dévêtus haletant de faim.
Nous nous consumons aussi sûrement qu’une bougie,
Nous nous consommons dans la plus grande orgie.
Coeur en liesse, sensation à fleur de peau
Nous nous offrons en cadeau.
Bouche à bouche, une main sur mon sein
Dont tu refais en contour le dessin,
Nos corps dans un ultime élan
Deviennent un océan,
Où la sève, ce nectar des amants
S’écoule abondamment…
Ce nuage voyeur s’est perdu,
Il a disparu comme il était venu…
Va-t-il aller conter nos ébats ?
Serait il indélicat ?
Mais non il ne dira rien,
Il n’avait pas d’yeux, pas d’oreille, pas même une bouche.
Ce voile tout de boules de coton,
Ce doux voile en demi-ton
A tout vu,
Tout entendu,
Mais il saura se taire,
Au moins jusqu’au prochain… coup de tonnerre !
© Calynette (2005)

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