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COMME CES FEUILLES MORTES
Je ressens la nostalgie de mes souvenirs lointains
Comme ces feuilles mortes qu’un vent doux les entraînent
Affligée par les dures épreuves qui m’accablent et me peinent
Mon âme ballotte se heurtant entre plusieurs chemins
Celui de la tristesse, l’espoir, le rêve et la réalité.
Dans la sombre solitude de mes froides nuits
J’anhèle le parfum de ma riche liberté enfuie,
Nostalgiquement je me souviens de mon ancienne vie
Des chemins parcourus, de tout ce que j’avais construit
Qu’un destin dévoreur à d’un coup tout détruit.
Et comme ces feuilles mortes que dans un coin atterrissent
Je me mets à l’écart des fleurs fraîches, qui s’épanouissent
Pour ne pas les décevoir ni leurs provoquer de l’hantise
Fleurs fraîches et fleurs abîmées, pas pareils ! Quoi qu’on disse !!
Les feuilles mortes ne servent qu’encombrer et à salir
Les jardins décorés par ces fleurs vives et enrichies
Attendant dans leur coin être ramassée se meurent dans l’oubli
Je me résigne pensant qu’il existe après celle-ci une autre vie
Je n’attends de l’humain ni justice, ni faveur, ni appui,
Grâce à ma foi en Dieu je peux encore écrire de la poésie
C’est lui qui me donne le goût malgré tout d’aimer la vie.
Paquita
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