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Mon pelage est de neige, mes beaux yeux sont de braises
Les femmes, qui pensent aux hommes me trouvent toutes adorable
C’est comme quand le vent trace des sillons dans le sable,
Derrière les oreilles ça me donne des frissons
Une goutte d’eau fraîche une branche de thym font mon bonheur
mes goûts sont simples courir me fait du bien je crains
si une belle inconnue vient me demander l’heure
d’agir comme un idiot et de rater mon train
je musarde dans les champs comme une sauterelle
roulant parmi les chaumes je fais fuir les grillons
je visite le trèfle en poursuivant les ailes
des papillons je trouve un gîte dans les sillons
et partage la rosée avec les coccinelles

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