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Le printemps étale ses promesses,
La nature, avec délicatesse,
Se fait une beauté,
Pour son rendez-vous avec l'été.
Prés de la riviére,
En ce jour d'école buissonniére,
Petit Simon,
Culottes courtes, cheveux en bataille,
De son " quatre heures " fait ripailles.
Respirant à pleins poumons
Ce moment de liberté,
Qu'il s'est accordé.
Soudain, tout se fige.
La campagne fait une pose
Dans sa métamorphose
Les oiseaux et leurs chants,
La danse des roseaux,
Tout s'arrete,
Un instant .
Un rayon de soleil,
Oh ! merveille !
Fait scintiller dans l'onde,
Un pierre aux reflets bleu
Et rouge couleur feu.
Il ote chausettes et godillots,
La sort du ruisseau.
La dépose au creux de sa main
Qu'il referme comme un écrin.
Les lacets à peine noués ,
La chemise à demi mouillée
Entame une course folle
Comme une farandole.
Le poind serré contre son coeur,
Envahit d'un étrange bonheur
Court ! court ! petit SImon !
Gai fanfaron !
Chevalier, de retour de croisade,
Impatient de boire une orangeade,
Se plante sans un mot
Devant sa mére,
Lui offrant la précieuse pierre!
Les yeux humides de tendresse
Disant , sans faiblesse :
Maman je t'aime ! !
Une perle d'eau,glisse dessus sa joue,
Elle reléve son champion,
" Viens ! dans mes bras, p'tit Simon ! "
Et de sourires en petits bisous,
De calins en soupirs,
Gouttent ce plaisir,
Cette minute d'innocence
Ou rien n'a d'importance !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
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