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J'avais deux enfants ......

le mercredi 21 septembre 2005, à 16:23. Posté par Vincent


    Je revais de courses folles
    De rieuses farandoles
    Cerf-volant et ballons
    Quelques cours de violon
    Secret de p'tit homme
    Comment croquer la pomme ?
    Chateaux de sables en Espagne
    De diplomes et champagne

    J'avais deux enfants,
    Il étaient,mon présent!
    J'avais deux enfants,
    Qui sont ils , maintenant ?

    Oubliant que les paroles
    Et les mots dessinés
    Abattent les idoles
    Meme si parfois , il faut en pleurer
    Ils avançent en avenir
    Sans ces larmes en souvenirs
    Gouttes d'eau de détresse
    Océan de tendresse

    J'avais deux enfants
    Ils étaient mon présent
    J'avais deux enfants
    Qui sont ils,maintenant ?

    J'imaginais des lettres inventées
    Des syllabes partagées
    Achevant le dessin
    D'un devenir serein
    Une musique jouée à quatre mains
    Maladroite mais complice
    Déroulant en parchemin
    Des notes en caprices

    J'avais deux enfants
    Ils étaient mon présent
    J'avais deux enfants
    Qui sont ils , maintenant ?

    Chaque silence est une blessure
    Chaque regard une accusation
    De mes actes, de mes combats
    De mes songes en perdition
    Ne sont plus que gageures
    Ruines d'espoir et de peur
    A juger sans comprendre
    A trancher sans apprendre

    J'avais deux enfants
    Ils étaient mon présent
    J'avais deux enfants
    Qui sont ils , maintenant ?

    A quoi servent les mots ?
    A quoi servent les verbes ?
    Si pour comprendre, personne ne les entend !
    Si pour apprendre, on les jette au vent !
    De ne pouvoir les conjuger
    Qu'entre larmes et sanglots
    De rires fautifs en critiques acerbes
    En silences cruels qui ne sont que maux

    J'avais deux enfants
    Ils étaient mon présent
    J'avais deux enfants
    Qui sont ils maintenant ?

    Je cherche l'oubli à defaut de remede
    Mais tout corps plongé, comme dirait Archiméde
    Se noie dans l'amertume , la rancune et la haine
    Je ne peux que maudire cette souvereine peine
    D'une erreure d'un jour, avouée en délivrance
    Me jeta sans appel en cette mortelle pénitence

    J'avais deux enfants
    Ils sont mon néant .

    Vincent

    « La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
marylou02 (missy) le mercredi 21 septembre 2005, à 20:36
bonjour trés poignant ce poème plein de tristesse mais l'espoir pointe son nez dur dur d'être papa quand cesr chérubins nous manques bisoussssssssssssssssssss

gazazou le mercredi 21 septembre 2005, à 20:55
Très joli et profond , j'ai aimé le message

getoulous le mercredi 21 septembre 2005, à 22:55
Ton texte est un beau poême, encore plus s'il est autobiographique car ... faut le faire ! Dans un cas comme dans l'autre, félicitations

Luce-Île le samedi 12 novembre 2005, à 18:01
C'est trop dur à lire pour mon sensible coeur de mère... Ca me déchire le coeur...

tiamour le dimanche 05 février 2006, à 20:24
Bravo ton poème est magnofiqye et très touchant tu écrit vraiment bien et tu fais passer de si beau message que c'est impossible de ne pas être touchée!Amitié a bientôt!Amandine

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