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Nos mots se font l'écho de nos corps insoumis
Quand nos rives s'amarrent et s'enlisent nos sables
En vagues de désir sur le bord de nos yeux
Nos lèvres dédiées aux plaisirs séditieux
S'unissent fleurs et fruits de nos sens alliables
Et pâlissent, jaloux, les parfums de Paris.
Tu habilles ta voix d’une robe musique
En voile de satin pour caresser ton cœur,
Sublime a capella, incantation déesse,
Simple petit bout d'âme offert à ton adresse,
Un arpège de toi sous un archet qui pleure
Et franchit l'océan en tendresse harmonique.
Ton regard est partage aux couleurs des saisons
Où transhume le bleu de frimas en semences
En palette d'automne, à l'ocre des labours,
Quand un pinceau de feu au tableau des amours
Embrase le voilier des soleils en partance
Pour l’île d’une nuit à l’or de nos moissons.
À l’orée de nos sens un sentier se broussaille
Où s'emmêlent nos pas vers ce bout de destin,
Entre hier et si loin que le temps s’est perdu
Au rendez-vous manqué des amants éperdus
Qui enivrent leur plume à l’encre des mots vins
Puis font danser leur vie au cru qui ravitaille.
L’aurore est à nos mains fin d’espoir, neuve grève,
Sous nos lignes croisées comme nobles sillons
Et nos gestes de mai devenus de vendange
En grappes de douceurs pour un sourire d'ange
Ont négocié le ciel en adroits maquignons
Qu’il nous cède l’éden au prix divin d’un rêve.
Jo et Myo
24 Septembre 2005
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