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La nuit s'habille, inutile, des rêves
Mi ombre, mi lune des noctambules
Sur le pavé humide, ils déambulent
Au coin des ombres, au coin des lèvres
La nuit s'évapore en pensées futiles
Mi claire, mi démon, des âmes légères
Sur les corps androgynes, elles ou ils
D'un pas fantôme sur les hiers
La nuit s'évanouit au clair de terre
D'un horizon hagard et blême
Froids, les draps attendent, ouverts
A la recherche d'un je t'aime
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