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SIMPLEMENT
Que sais tu de ma vie, que sais tu de mes peurs,
De toutes ces envies qui murent le bonheur ?
Je ne suis pas de ceux qui affichent sans fin
Leur crainte d'être vieux, l'obsession du défunt,
Pourtant, si tu savais le noir de mes pensées,
Simplement, sans détour, comme un mal affiché
Qui ferait, sois en sûr, pleurer dans les chaumières
A l'heure du crépuscule, comme un bien salutaire.
Que sais tu de mes maux, que sais tu de ce sang,
De tous les oripeaux qui couvrent mon présent ?
Je ne suis pas de ceux qui laissent les miroirs
S'embrumer sous le poids d'un malheur dérisoire,
Pourtant, si tu pouvais simplement écouter,
Ce que m'a dit le vent un soir de plein été,
Tu saurais, j'en suis sûre, entendre l'oraison,
Et faire du passé un point sur l'horizon.
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