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«MON DROLE DE CHERCHEUR D’OR! »
Le marcheur endurci s’en fut dans l’ergastule;
S’assit dans un recoin. L’oeil dur adamantin,
Contrastait diablement vu son air enfantin
Malgré sa volonté, tenir fut ridicule !
Lassé il s’endormit rond tel un lamantin.
Dans son abri si frais, finie la canicule.
Il semblait imbriqué dedans ce ventricule.
Une lueur dansait comme un fou serpentin.
Mais au petit matin, un rai blanc de céruse
Lui fit cligner les yeux. Il jouerait de sa ruse.
Le chercheur d’or se fit une grande tisane.
Pourquoi donc cet achat chez ce vieux ferrailleur ?
Il avait l’air idiot, tenant sa pertuisane,
Jamais un tel outil, ne servit orpailleur !...
© Calynette (2005)
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