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O ! mon ame ! regarde avec ses yeux
Le ciel la terre et ses couleurs.
O ! mon ame ! goute avec sa bouche !
Un reve paresseux , une ballade en saveurs
O ! mon ame ! partage sa couche
En un ultime corps à corps !
O ! mon aimée ! tu n'as en moi qu'une souffrante attente
A peine éffacée par les minutes exquises brulantes
Trop vite passées aux bords de ton coeur
O ! mon aimée ! tu cherches asile là ou s'invite la peur
D'un lendemain " peut etre "d'une nuit surement
O ! mon aimée ! suis je un refuge ,
Ou une terre séche aride de vérité de sentiments ?
O ! DIeux de l'Olympe Déesse dispariue
Icone sans visage, idole à demi nue
Que vous ai je imploré !
Que vous ai je prié !
La voix éteinte par tant de suppliques
Le coprs en sang par tant de supplices
Je vous hais, je vous méprise !
Ma foi désormais vous ignore !
Fuyez ! dans l'éternel errance !
Que l'oubli soit votre pénitence
O ! hasard ! moqueur
Amant du diable rieur
Tu mis sur ma route en etre sans égal
Créant un arc en ciel au milieu de ma nuit
Me dévoilant lavie , souvent révée, désormais possible !
Tu ricanes,maintenant , hasard malfaisant !
De mes doutes de mes craintes tu fais ripailles !
Ajoutant en mon corps ce mal foudroyant
Tu tortures l'esprit et pourris mes entrailles
J'avoue , je le crie !
Quoiqu'il en vit , quoiqu'il en meurt
Je l'aime en lamort je l'aime en ma vie !
O ! Mes chers doutes mélés de craintes
Vous noyez mon zetre en de subtiles plaintes
Jaillissant en flots de larmes aux parfums acides
Justifiant mon mal etre par des mots imbéciles
Vous trahissez la vie faisant de l'amour une cible
O ! Madame ! y a t il de la noblesse dans ces perls d'amertume
Mon honneur ne serait il pas de les combattre ?
Avant que face au miroir je ne compte les rides
Cicatrices hideuses d'une lacheté couleur d'écume
D'une nuit infinie sans la lumiére d'un astre !
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