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Tous ces mots de haine gravés par ma rage
Sur ces murs tachés de gris ensanglantés
Qui me narguent sans cesse avec outrage
Retenant sans pudeur mon espoir de liberté.
Mon corps saisi par de si viles sensations
S'insurge et tremble comme feuille au vent,
Inlassablement déchiré d'une cruelle obsession
D'en finir de cette vie oubliée si souvent.
Proclamer dans le néant toute mon innocence
Alors qu'aucun mur ici bas n'a d'oreilles.
Injurier celui qui a poussé l'insolence
De me priver à jamais de toutes ses merveilles.
Douce faucheuse que l'on dit être si grande,
Ta patience me fait glisser dans la folie,
Prend ma vie et mon âme comme une offrande
Et pour l'éternité calme mon envie.
14/10/05
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