|

Elle marche, un peu voûtée
Elle marche, sans trop douter.
Peu de chemin, lui reste à parcourir.
A la main, son sac de souvenirs,
Images un peu floues, de bonheurs passés,
Sanglots enfouis, larmes oubliées.
Elle dort seule, dans ce grand lit froid,
Elle dort seule, cherchant un émoi,
Une tendre caresse,
Un matin paresse.
Rejoignant, en reves, la chaleur d’un amant
Cajolant en songes, les pleurs d’un enfant
Elle parle, à celui qui n’est plus,
Elle parle, sans être entendue.
Racontant, ces heures tristes et lentes,
Maudissant, en phrases indécentes,
L’ombre noire et glacée,
Tardant à lui donner, l’éternelle liberté.
Elle prie,pour son corps en souffrances .
Elle prie, pour ses "gosses " en abscence
Egrainant , chaque matin son chapelet de pillules
Guettant, au carreau,le moindre véhicule
Il suffirait,pourtant de quelques mots , d'une visite
Il suffirait,pourtant de quelques mots,un peu simplistes,
Pour dessiner,sur son visage fatigué,
Ce beau sourrire, en mon coeur gardé
Maman ! Maman !
Que n'ai je pris le temps ?
Mamam ! Mamam !
Et pourtant !..... et pourtant !
Elle partira , un beau matin
Elle partira, chagrin !
Sans un mot, même complice
Goutte d’eau perle et glisse,
Avaler par ce monde,
Anonyme en une seconde
|