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Les gisants de l’amour
Une femme, une fleur, une âme dans un pleur ;
Et l’angle d’un regard qui sans bruit se referme ;
Une larme où brillait le monde dans un cerne,
Souvenir de la nuit où s’épousaient les cœurs.
Où s’épousaient les corps de plaisir constellés,
Près l’autel érigé de la vie qui se donne,
Se glissant dans le râle auquel tu t’abandonnes ;
Et moi je gisais là, sur toi qui m’appelais.
Les gisants de l’amour sont aujourd’hui fantômes.
Tu es partie laissant mon corps désemparé,
Et mon cœur dévasté, et sans cœur à parer.
Un seul toit unissait cette femme et cet homme,
Une fleur au matin qui se fane à midi,
Une aurore dorée qui se couche trop tôt,
Un poète enfantin que consolent les mots
Une âme dans un pleur qui un jour t’a dit oui.
Octobre 2005
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