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« AU BEL AUTOMNE »
Quand s’étire la brume en listel tout soyeux,
Quand un matin d’automne un pâle rai scintille,
Quand l’âme est transportée et que mon cœur vacille,
Doux moments d’abandon pour mon corps langoureux.
Je me laisse bercer tel l’enfant bienheureux,
Regardant l’horizon où l’aurore pointille,
Par mont, plaine et vallée le feu roux et or brille.
J’entends bruire la faune enclose en des nids creux.
Soudain surgit, des bois aux bouquets éthérés,
Un élan de courlis qui fond en lisérés.
Irrésistiblement mes yeux suivent l’envol.
La cime des arbres est haute et cache à mon regard
Peu à peu, les oiseaux dont je perds le survol.
Et je reste attristée, l’air brusquement hagard !...
© Calynette
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