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Non, je ne viendrai pas. Ferme ta porte, je la franchirai pas.
Non, ne m’attends pas. Je me terre, je m’enchaîne.
Non, ne m’appelle pas. T’aimer est trop cruel.
Non, ne crois pas en moi.
Non, je ne pardonne pas.
Jamais plus de nos mains quarante doigts liés.
Jamais plus de nos soupirs ensemble à nous aimer.
Jamais plus.
Oui, je suis là, scellée au ciment salé de mes larmes.
Oui, je résiste, accrochée au mât de mon radeau à la dérive.
Oui, les mois ont passés. Merveilleux mois de douleur. Sans toi.
Oui, laisse-moi. En prison hors de ta vie je coche un à un les traits.
Oui, je suis fière de crever de ton absence.
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