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« DE SI PRECIEUX MOMENTS !... »
J’aime ce goût fruité, sur ta bouche juteuse
J’aime m’y ressourcer, à m’en rendre mendiante,
Je fais parfois l’enfant de façon suppliante,
Et ma lèvre à la tienne en devient chahuteuse.
Tes mains glissent plus bas, je frémis de bonheur
Voilà tu me dévêts, ô merveilleux supplice,
Je me rends à ta loi, j’aime être ta complice,
Pour ces jeux de l’amour qui relient nos deux cœurs.
Sur mon corps tu fléchis, m’entraînant dans l’extase,
Nous sommes bien vaillants tendant vers l’euphorie,
Basculant en Eden, ô douce allégorie,
En chevauchée rythmée nous paradons en phase.
Sur mon sein un écrin des plus tendres, ta main.
A ma bouche un plaisir, ton corps que je savoure,
Telle une carnassière, hardie je te laboure,
De mes lèvres, mes dents, j’aiguise alors ma faim.
© Calynette (2005)

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