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A la mémoire des enfants " migrateurs"
qui se sont noyés dans la mer...
Leur cause: l'Espoir!
Le Migrateur
L'enfant d'un patlin se riait de son sort.
La mort fut la cour de son école,
Ni cours ni chant dans l'air qui s'envole.
Son rêve sombra combat sans ressort!
Le mystère en lui s'emprisonne.
De loin, qui n'écoute fort son cri muet?
Tout est folie, tout est pleur désuet.
Sa raison, devint fumée, résonne.
Le sol ne but que le lourd mirage.
La larme de sa source ne fit seau.
Que torpeur oisive qui rendit sot!
Son rêve l'engagea dans les Voyages.
L'enfant monta son destin migrateur.
Il s'envola dans la nuit sans aile.
Il choisit la mer, duel pour la Belle.
Las! le rêve fut linceul narrateur.
Un soir gris, l'émigrant fut de retour,
Pâle cercueil que la mer rejette.
Les Siens, coeur où la larme se jette,
Pleurent l'espoir aux mille et un détours.
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