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Ô enfant de la périphérie
Chéris tant et plus ton enfance
Beau papillon innocent, éphémère.
Sache que l'enclave en tôle où tu es égaré,
Roulant ton cerseau rouille,
Au rythme de tes galopades endurées,
Est une maternelle inconnue,
Où la joie se mêle à la mélancolie.
Le miroir de l'espoir qui t'embrouille
Reflète l'attente qui t'a tant dévoré.
Dans la pénombre de ta baraque,
Gouttant la bruine de l'hiver
Suant à flots la canicule,
Rayonne ton sombre regard inassouvi.
Libère-toi à jamais du Désir
Tu perçois la vie aux mille revers.
Contemple la lueur de ta chandelle
Les papillons nocturnes te révèlent
Que même dans les nuits
Dans les déserts
Sans lune ni étoiles ni éclairs
La vie existe.
Aie la joie de vivre
Tu vivras!
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