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UN jour j ai contemplé mes deux mains longuement
Creusées elles étaient, des labeurs de la vie
Grandes, belles, ornées des gestes infinis
Renouvelés sans fin dans l’espace du temps
On a cru deviner le futur dans ces lignes
Moi j y ai vu gravé mon passé comme un livre
Les caresses d amour et les humeurs de vivre
De larmes les sillons, de mes douleurs les signes
Les paumes élevés au ciel comme une offrande
Ouvertes par moment á celui qui quémande
Aux ténèbres devant, retrouvant le chemin
Je les ai embrassées deposant mon visage
Leur odeur est l’odeur des champs et des ravins
Temoins muets des jours et des nuits de passage
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