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Tu me manque, Mathilde, tu me manque cruellement,
La vie est un cadeau, et non une blessure,
Tu as fait ton choix, et je le respecte tristement,
A présent, penser à toi est une morsure.
Le monde est gris, maintenant que tu n’es plus ici,
La pluie tombe, la vie reprend, mais pas pour moi,
Peut-être que je m’en veux, Mathilde, c’est ainsi,
Je n’ai pas su te faire aimer la vie, je crois.
Le monde est fade, la vie n’a plus aucun goût,
Aujourd’hui, je suis emprisonnée par mon corps,
Mon esprit, il est partit avec toi, il est mort,
Mais, Mathilde, avais tu pensé à nous ?
J’ai besoin de toi, je manque de courage,
Toi aussi, je pense, si tu as abandonné,
Mon avenir sans toi est rempli de nuages,
Sans toi, ma sœur, mon soleil, dieu que je t’ai aimée !
Je t’en veux de m’avoir abandonnée,
La vie était déjà terrible, mais on était deux,
Pour surmonter les épreuves, maintenant je suis seule,
Oh, Mathilde, je voudrais tant te suivre !
Au moins, es-tu heureuse, maintenant, là où tu es ?
Mais tu m’as appris au moins une chose, et la plus belle,
C’est que la vie n’est plus la vie sans ceux qu’on aime,
Entre le malheur et l’adieu, tu as choisi l’adieu.
Adieu, Mathilde, et souviens-toi de moi,
Moi, ta sœur, pour qui tu vivais,
Souviens-toi de ce monde si cruel pour toi,
J’espère que la mort t’a apporté la paix.
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