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Ô enfant du contingent bonheur,
Ô Mehdi, sois pour toi prédicateur!
Nu, tu es né; vêts la lumière de ton nom.
Nu, tu finiras; sois en fier et du bon ton.
L'âme qui a souffert pour t'enfanter
Chéris la, sacré sang de parenté!
Mais aime-moi pareil homme soucieux
De te léguer un héritage précieux
Pour que le mal hérité se grignote sans menace
Et le bien de ton âme s'enrichisse avec audace
Si pensif tu seras là où tu sauras comment
Le cauchemar de la souffrance dupe et ment
Pour obscurcir l'étroitesse de l'esprit
Où l'éternité n'est que pensée aphone sans cris
Si heureux tu riras là où tu iras
Et ta faim de l'illusion mourra,
Si tu découvres que la vérité qu'on élude
Tue la crainte et sauve la béatitude.
Si fort tu vaincras la peur qui trame
Le courage téméraire de l'âme
Et la victoire des délices fantômes,
Si tu découvres que l'atome
Et la cellule absents à l'oeil nu
Sont au destin générateurs et méconnus
Si sage tu consoleras les regards
T'apercevant fou de leurs yeux hagards
Ne lisant dans les Arts et la Science
Que des griffonnages de folie sans essence,
Si tu ne rêves être célèbre
Qu'en percevant le silence des ténébres
Une symphnie divine sans sacre
Et l'argent métal d'odeur âcre
Encore, une fleur, une couleur, un style..!
Ôh! A te donner que me reste-il ?
Offre à ton espoir une nuance et un symbole.
Ne te pâme du jaune de l'or vénéré idole,
Le vrai est aux Tournsols de Van Gogh
Lis le vrai humain hors des vogues
Ô mon enfant! Ô ma prunelle!
Accepte cette richesse universelle
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