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« LA FEE CALYNE… »
Du fond de ma mémoire en diversion lointaine,
Je songeais d’une vie sans attache et sans chaîne,
M’en allant à ma guise, au-delà de la plaine,
M’évadant hors du temps en fée de porcelaine.
Dans ma tête d’enfant j’avais forgé des rêves,
J’évoluais hautaine hors des corvées d’élèves.
L’école était pour moi de longs jours faits de grèves.
Parmi toutes les fées j’assurais les relèves.
Divaguant dans les bois, servant de truchement
Aux elfes et aux trolls en leur babillement.
Parfois montant très haut touchant le firmament
Des étoiles prenant très délicatement !
Dans les cieux j’adorais tournoyer, graviter.
Puis je fendais les airs, pour mon aide apporter
Aux oiseaux affamés, j’offrais à picoter.
A ma tête tintait : « Voici la fée bonté » !
© Calynette (2005)
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