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 L'aube chasse la noirceur de la nuit
Corbeaux et corneilles s’enfuient.
Pourtant, quoique la lumière fasse,
Mes cauchemars ne trépassent.
Mes yeux charrient, sans cesse
Des images de détresse.
Mes mots courbent le dos,
Aux vents de la vertu,
Bafouant mes idéaux,
Mon honneur, perdus.
J’écrirai de mon sang,
En bas d’un parchemin,
Au diable associé,
Pour mon éternité,
Au maître du néant,
Me mettre en esclavage
Pour inventer cette page,
Ecrite au bord de la peur,
Mais offerte à ton cœur.
Je suis prêt à cette signature
Oh ! Douce forfaiture !
Ton sourire, OH ! merveille
Adoucira mon éternel sommeil !
Dormir! dormir ! Enfin !
Le corps sage,l'esprit étreint
Même en souffrances,
Même en errance.
Ton bonheur en devenir,
Un baiser en souvenir.
Si je devais écrire un roman,
Ce serait celui là !
Aux bords de tes yeux, ma vie bascula
Juste une seconde, trop bref moment !
Je laisse la mort décider, à présent.
Que griffonne ma plume,
Ou disparaisse en la brume ?
Il n’y aura plus, désormais,
D’aubes guerrières.
Celle-ci étant la dernière.
Adieu, âmes bien nées !
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