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Ils rangent bien pliée leur âme au vestibule
Dans les couloirs des limbes ils déambulent
Sur le fil tendu de la vie sont funambules
Et bullent sans préambule
Subissent les jours en noctambules
Leur esprit sans cesse en conciliabule
Les fous dedans !
Ils traînent leur boulet
En allant au boulot
Emportent leur détresse dans le sac à dos
Et mesurent les jours en secondes saccadées
Ils se lèvent le matin dans l’attente du coucher
Et gomment l’intervalle entre l’aube et la nuit
Ils achètent, chaque jour, leur billet pour l’ennui
Ils errent dans la vie et négligent l’essentiel
Les matins et les soirs se succèdent à la pelle
Pour unique horizon être à l’horizontale
Attendre l’oraison et la pierre tombale
Les fous dehors !
Un poème sans rime libère mon avenir
Je ne suis qu’une bille qui va et qui vient
Entre fous du dehors et fous du dedans
Je m’arrête parfois au milieu du segment
Pour tracer une folle médiatrice oblique
Qui me propulsera aux cadeaux de la vie
Que j’observe au microscope électronique ..
Moi !

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