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Vingt ans âpres, et ...

le jeudi 10 novembre 2005, à 17:39. Posté par Libelle/Sea_Reine51


Vingt ans âpres, et…

Novembre balaye les trottoirs caillouteux
Tapis de feuilles et souvenirs poussiéreux
Le ciel me fend l'âme de ses pleurs ténébreux
Pourquoi tendre amour se sont fermés tes yeux ?

Vingt ans âpres, et… la mémoire en extase
Tous ces ans sont partis et nos chemins se croisent
Le destin efface ton doux nom sur l'ardoise
D'une main sans pitié, plus encore sournoise.

Je voulais te revoir pour croquer ton sourire
Décrocher les étoiles d'un passé à venir
Mais la mort a jeté ses immondes filets

Au cachot du chagrin, loin de toi m'a poussée.
A trop attendre, trop de questions me poser
S'est consumé l'espoir d'un vieux rêve de cire.

Vingt ans après…



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commentaires ( 11 ) (Ajouter un commentaire)
Sea_Reine (Libelle) le mardi 15 novembre 2005, à 12:09
Je peux comprendre que nous restions muets après avoir lu ce sonnet à David. Il a dû le lire aussi, du haut des étoiles...

Panopa le mardi 15 novembre 2005, à 13:02
ton poème est tres émouvant... ton commentaire encore plus..... bisous doux Sea Reine...

Bluesyman le vendredi 18 novembre 2005, à 02:31
Aimer un éternel rêve, voilà le vrai bonheur que l'abandonné ne connaît, torturé par le bonheur de l'autre, moitié de soi perdue dans d'autres bras heureuse!

Sea_Reine (Libelle) le samedi 19 novembre 2005, à 01:48
"Aimer un éternel rêve"... oui, un de mes plus beaux rêves ! Un rêve que j'ai poussé vers d'autres bras, doutant de mes capacités à faire son bonheur. C'est ce doute là qui me torture encore aujourd'hui. Il n'y a pas de " vrai bonheur"... Merci à toi Bluesyman pour ce commentaire précieux.

Luciole le dimanche 20 novembre 2005, à 20:43
Le vrai bonheur ne serait-il pas un peu monotone ? En revanche, que la joie demeure, comme l'aurait suggérer Jean Giono.

Bluesyman le jeudi 24 novembre 2005, à 03:06
N'est monotone que l'ennui des heures qui nous échappent dans des rêves impossibles. Giono prêche le sacrifice ultime au bonheur des autres, pas de bonheur absolu, les petits bonheurs que chaque instant cache autour de nous. Chacun attend son cerf, et scrute l'horizon attendant sa venue, mais avons-nous l'esprit assez libre pour entrevoir sa robe?

Doeg le jeudi 24 novembre 2005, à 12:13
Ton poème est vraiment très touchant, très. Bisous doux.

Sea_Reine (Libelle) le samedi 26 novembre 2005, à 02:17
Merci à vous qui passez, malgré la gravité du sujet. La peine se fait moins lourde avec le temps qui s'enfuit ; elle se transforme en rayons de lumière. Amicalement à Vous.

momo le samedi 11 mars 2006, à 15:44
que dire de plus ......cela me laisse sans voix

Libelle le dimanche 12 mars 2006, à 23:41
Coucou Momo ! Et je t'avoue que j'en ai perdu la mienne le jour où j'ai appris... je l'ai retrouvé juste le jour où je l'ai "perdu" pour toujours. Plus rien à dire !

bzhpavmcnrv le mercredi 23 novembre 2011, à 02:56
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