|

Gazelle
Dans tes beaux cheveux, chatains, luisants, suspendus,
Les regards se mirent en folle nostalgie.
Oh! combien d'yeux intrus meurent d'avoir perdu
Tant de rayons à allumer le ciel de bougies !
Ton visage souriant à l'Amour Absolu
Ignore tous les feux s'allumant autour de lui.
Il m'est arrivé de l'avoir lu puis relu:
Grand'âme de poétesse toute seule luit !
Ton sein de danseuse élégante s'accroupit
De peur d'égarer sa vie, telle une toupie
Qui tourne, vibre, danse, charme puis s'éteint.
Ta démarche, douce gazelle, ne l'atteint
Aucun loup ni vautour ! librement s'élance.
Oh! chavire tes foudroyés puis les balance!
|