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Quand tremble en rais blafards l'heure des loups-garou
Où se creuse la peur au profond de l'intinct,
Le mal prend possession sous un pelage roux
De l'animal tapi dans l'homme au sang Vulcain.
La lune maléfique aux pouvoirs inquiétants
Se mire dans mes yeux puis se fond à ma chair,
Opérant la magie en lent déchirement
Qui expulse la lie à l'odeur de poussière.
Quand ils deviennent fous à l' appétit bestial,
En de longs hurlements, lacèrent la quiétude,
Le silence m' attache au règne végétal,
Je renais de la terre en quête d'altitude.
Et de la nuit des temps je redeviens l'essence
D'un feuillage touffu épousant toute courbe
Qui s'agrippe à la branche où le ciel se balance,
A l'assaut des sommets les deux pieds dans la tourbe.
Quand meurt en blanche nuit l'heure des loups-garou
Pour caresser l'aurore aux sources des racines,
Je suis lierre sauvage enroulé à ton cou
Et j'y puise la sève en ta fièvre mutine.
13 Novembre 2005
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