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A l’horizon soudain tel l’époux triomphant
IL s’élance invaincu, guerrier des nuits d amour.
Le matin il couronne de joie le firmament,
Les fronts nobles des rois et ceux des troubadours
Il étend sur la plaine la lumière de sa face
Enflamme de couleurs les palais de cristal
Caresse de la mer l’écume qui s efface
Aux lèvres éperdues de ce grand littoral
Les hommes et les bêtes sortent tous, attelés
Dans les même sillons oú des ombres se creusent
Nus, ils marchent tout droit , mortels revigorés
Au souffle clair et pur des chaleurs bienheureuses
Fidèles ébahis, ils poursuivent sa course
Disciples générés d un messie triomphant
S abreuvant des rayons de l’abondante source
Jusqu’au soir oú il crée son sublime couchant.
La nuit oú ,rassasiés. les âmes se délassent
Et contemplent ravies les reflets du rivage,
A façonné la lune qui monte dans l’espace
En miroir souriant de Son autre visage.
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